Sport Nature AutunL'Autunois-Morvan, vu du terrain
Un parking en terre battue au bord du lac des Settons, sous les pins, avec le plan d'eau derrière

Parking au lac des Settons : où se garer, rive par rive

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Le parking du barrage est le plus mauvais endroit où se garer au lac des Settons, et c’est celui que presque tout le monde vise. Goudronné, au pied du mur : il a tout pour lui, sauf de la place passé onze heures un dimanche d’août.

Le lac porte une douzaine d’aires réparties sur quatre secteurs qui ne se ressemblent pas. Aucune ne se paie pour une voiture. Le choix dépend de ce que vous venez faire au bord de l’eau, et de l’heure à laquelle vous arrivez.

SecteurAccèsQuand il sature
BarrageD 520 puis D 193dès 11 h en juillet-août
Presqu’île, Les BranlassesD 193, rive droitel’après-midi en été
Baie de la FayeD 193, rive droitejamais
Rive ouest et queue du lacroute communale ou D 501jamais

Rive droite, rive gauche : la règle qui évite le demi-tour

Les adresses du lac se donnent en « rive droite » et « rive gauche ». Rien sur le terrain ne dit laquelle est laquelle, et se tromper coûte vingt minutes : il faut contourner le lac pour se rattraper.

La règle est celle de tous les cours d’eau : dos à l’amont, face au courant qui s’en va. La Cure entre par le sud et ressort au pied du barrage, au nord. Dans cette position, la main droite montre l’est.

Rive droite, donc : la presqu’île, Les Branlasses, la Baie de la Faye, le camping de la Plage du Midi. On y arrive par la D 193, qui s’appelle Route Rive Reine du Lac sur la partie nord puis Route du Lac en descendant vers Moux-en-Morvan.

Rive gauche : le côté ouest, celui des Queues et du camping des Mésanges. Une route communale étroite le dessert ; aucune départementale ne longe ce côté-là.

D’où la consigne : ne réglez pas votre navigation sur une rive, entrez un nom de hameau. « Les Branlasses » et « Chevigny » ne se confondent avec rien.

Le barrage et le hameau des Settons : quatre parkings, une heure de bascule

Le secteur nord concentre ce qui se visite : la Maison des Grands Lacs et son bureau de tourisme, les terrasses, le mur du barrage, l’embarcadère. Quatre stationnements s’y succèdent le long de la D 193, entre le hameau des Ponceaux et le pied de l’ouvrage. Libres, gratuits, le plus grand goudronné.

C’est aussi le seul secteur du lac qui sature pour de bon. La bascule se joue vers onze heures les week-ends de juillet et d’août ; après, on tourne.

Deux solutions, donc. Arriver avant onze heures si vous venez pour le barrage et un verre en terrasse. Ou laisser la voiture 1,5 km plus à l’est, sur la Route Rive Reine du Lac au niveau de la Baie de la Faye, et revenir à pied par la rive : vingt minutes de marche, aucune attente, et l’ouvrage se découvre par son meilleur côté.

La presqu’île, pour la plage surveillée

La seule baignade surveillée du lac se trouve sur la plage de la presqu’île des Settons, rive droite, à côté de la base de loisirs. À l’été 2026, le poste a tenu du 10 juillet au 17 août, de 13 h 15 à 17 h 45, tous les jours sauf le lundi. L’office de tourisme publie les dates de l’année en cours sur sa page baignade.

Deux stationnements la desservent : le grand, à l’entrée de la presqu’île, et un second trois cents mètres plus au sud, près de la cale de mise à l’eau. Celui-là se remplit moins vite, parce qu’on ne le voit pas de la route.

Un piège attend plus bas sur la même rive, au sud du lac : une aire herbeuse bien tenue, avec accès direct à l’eau, qui ressemble à un parking public. Elle appartient à un domaine privé et n’est ouverte qu’à ses clients. Rien ne l’indique avant l’entrée.

Où laisser la voiture pour faire le tour du lac à pied

Le tour complet mesure une quinzaine de kilomètres et demande trois à quatre heures. Le sentier change de balisage en route ; le point de départ, lui, n’est pas indifférent.

Partez du sud. Deux aires libres encadrent la queue du lac, côté Chevigny, sur la commune de Moux-en-Morvan, et le long de la Route Touristique. On y trouve une place au mois d’août, et elles gardent le secteur du barrage pour la fin de la boucle, à l’heure où il se vide.

Sur la rive ouest, entre Les Queues et le camping des Mésanges, on se range en bord de chaussée. Ça dépanne, mais ce ne sont pas des parkings : la voie est communale, sans accotement stabilisé, et deux roues dans l’herbe suffisent à bloquer un camion de bois.

Camping-car : la seule chose qui se paie ici

Une voiture stationne gratuitement partout autour du lac. Un camping-car, non, et il ne dort pas où il veut.

L’aire équipée occupe la Baie de la Faye, rive droite : 41 emplacements ouverts toute l’année, 16,11 € les vingt-quatre heures, taxe de séjour comprise. Pour qui ne dort pas sur place, une formule à 6 € donne 5 heures avec l’eau et la vidange. Longueur maximale, 9 mètres ; ni tentes, ni caravanes, ni remorques. Une seconde aire, intercommunale, se trouve à la Baie des Ragondins : camping-cars seulement, 48 heures au plus.

Partout ailleurs, le régime est le même, ouvert le jour et fermé la nuit. Le grand parking goudronné du barrage porte l’interdiction de stationnement nocturne, et le port de plaisance exclut camping-cars et caravanes de ses emplacements. Passer la nuit sur une aire de bord de lac relève du stationnement interdit, et les règles du bivouac dans le parc ne couvrent de toute façon pas le véhicule. Les arrêtés en vigueur se consultent auprès de la mairie de Montsauche-les-Settons.

Comment savoir qu’on s’est garé au bon endroit

Trois vérifications, avant de couper le moteur.

Le marquage d’abord : une aire publique du lac porte un panneau P ou des places tracées. Sans l’un ni l’autre, vous êtes sur un accotement.

La distance à l’eau ensuite. Les aires publiques donnent toutes sur le rivage à moins de trois cents mètres. Si la marche est plus longue, vous vous êtes garé dans un hameau, sur des places qui servent à ses habitants.

Le côté du lac enfin, à régler avant de partir à pied. Le tour fait quinze kilomètres : se tromper de sens au retour coûte deux heures.